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Ski de fond et hydratation
Ski de fond et hydratation

Comme toute épreuve de longue durée, le ski de fond est une épreuve exigeante. Si la distance et la durée sont comparables à celles du marathon, les conditions météorologiques en montagne exigent une stratégie hydrique optimale.  Explications.
 





S’hydrater en montagne

En montagne, la déshydratation devient un risque non négligeable. Dans certaines conditions, les pertes hydriques peuvent s’élever à plus de 7 litres !
Quelque soit le degré de déshydratation, cela a toujours un effet négatif sur les fonctions physiologique et sur la thermorégulation. Au fur et à mesure que la déshydratation augmente, le niveau de sudation est plus faible ce qui a pour effet de rendre progressivement les processus de thermorégulation moins efficaces.

D’autre part, l’air froid est moins humide que l’air chaud. En conséquence de plus grandes quantités de liquides quittent les voies respiratoires (20% des pertes d’eau en altitude se font par les poumons). Enfin, le froid stimule l’organisme pour produire un plus grand volume d’urine qui va s’ajouter à la totalité des liquides perdus.
 
Tous ces facteurs font que les besoins de l'organisme en eau sont majorés.
 




L’apport hydrique pendant la course

Testez les boissons énergétiques que vous voulez consommer pendant la course. Cela permet d’ajuster le timing de l’hydratation et de connaître la réaction du système digestif à l’ingestion de tels ou tels liquides

Buvez avant d’avoir soif. Attention,  la sensation de soif est moins grande que lors d'un marathon couru par 25°C ! Si vous avez soif, il est trop tard car les cellules sont déjà en déficit hydrique.

Le matin avant de partir, pendant l’échauffement, buvez 300 à 500 ml de boisson isotonique Isostar. Pendant l’effort, l’action d'une hormone anti-diurétique et le sucre de la boisson n’entraînent pas d'hypoglycémie réactionnelle.
Buvez très régulièrement et de façon fractionnée. La quantité et la fréquence des prises varient selon les conditions de course, mais une base de deux grandes gorgées  (20 cl) toutes les 20 minutes est un bon rythme.
Il ne faut pas boire trop froid ni trop chaud.
 
Pour répondre à toutes les envies et éviter l’écoeurement, prévoyez des boissons avec plusieurs parfums.
 
Le besoin en eau ne permet pas d'emmener suffisamment d'eau, il est donc parfois nécessaire de remplir sa gourde dans la montagne. A condition qu’elle soit  prélevée à distance des camps pour éviter les contaminations infectieuses, l'eau de fonte ne fait pas mal au ventre. C'est la température proche de 0°C qui est responsable de ces maux.




Faciliter la récupération

Cette étape est primordiale même si beaucoup de fondeurs l’oublient. Le temps nécessaire pour obtenir une récupération complète est d’autant plus long que l’effort aura été  long et intense.
La priorité est de bien vous réhydrater en buvant régulièrement pendant au moins 2 heures après l’arrivée une boisson isostonique de l’effort qui apportera tous les nutriments dont l’organisme a besoin.